La fermentation alcoolique simplifiée

fermentation alcoolique simplifiéeFaire de l’alcool, c’est un peu comme faire de la sorcellerie. Vous pourrez épater vos amis qui n’y comprendrons rien et qui, au début, ne vous ferons probablement pas confiance. Puis, ils seront finalement émerveillés par les résultats et voudront, eux aussi, se lancer dans ce hobby merveilleux.

En réalité, promettez de garder le secret, mais pour faire des breuvages fermentés, tout ce qu’il vous faut c’est de la levure, du sucre et un liquide (eau, jus) permettant de dissoudre le tout.

Un monstre affamé de sucre!

La levure peut être imaginée comme étant un micro-organisme affamé de sucre. En mélangeant ensemble les deux dans un liquide, la levure convertira peu à peu et de façon quasi exponentielle, car elle se reproduira, le sucre en alcool. Ce processus s’appelle « fermentation ». Des sous-produits de la fermentation sont le souffre et le gaz carbonique. Cet effet permet d’ailleurs de gazéifier les bières et les vins pétillants.

Ce qui est amusant à savoir, c’est que ce processus génère en soi les armes bactériologiques permettant de garder votre breuvage sain. En effet, le souffre et l’alcool produits par la levure vont empêcher, jusqu’à une certaine limite, la survie ou la reproduction de micro-organismes indésirables. En fait, même les levures ont une certaine tolérance à l’alcool et tombent en dormance lorsque le taux d’alcool atteint un certain niveau.

Certains fruits, comme les raisins, font d’excellents breuvages fermentés sans qu’on ait à ajouter du sucre au jus, car celui-ci contient en soi suffisamment de sucre pour créer un taux d’alcool de 10% à 14% lorsqu’on y ajoute de la levure. L’addition de sucre au breuvage fini et stabilisé pourrait toutefois permettre de le rendre plus doux au goût.

Par contre, d’autres fruits comme le melon d’eau ou les cerises ont une quantité de sucre trop négligeable pour générer un taux d’alcool suffisant. On ajoute habituellement du sucre aux jus de fruits faibles en sucre afin d’augmenter le taux d’alcool potentiel du breuvage final. Cela s’appelle la « chaptalisation ».

Voilà, vous savez comment se fait la fermentation alcoolique!

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